• La joute verbale un art Qui une fois maîtrisé

    Peut redonner l’espoir A des êtres méprisés.

    L’espoir fait vivre Et certains l’on comprit

    Jouer avec les mots Manipuler l’esprit

     

    Les faibles suivent les rangs Sans oser en sortir

    Amen disent-ils aux gens Qui les entassent pour grandir.

    Les promesses sont faites Non pas pour être tenus

    Si ce n’est en lesse Afin d’être promu

     

    La frontière est fine Entre luxe et épave

    De cette vie clandestine Sommes devenus esclaves

    Oubli des origines Cette amnésie un fléau

    On place, on pose des mines Pour larguer ces blaireaux.

     

    Vos paroles feraient éclats

    Si les vérités s’attablent

    Mais vous donnez la langue au chat

    Vendez vos âmes au diable

    Les beaux discours sonnent justes Vos oreilles frétillent

    Mais le disque vite s’use Et la salive se gaspille.

    Lire entre les lignes Filtrer ces paraboles

    Décoder ainsi les signes De ces paroles frivoles

     

    La vérité est ailleurs Ne l’attendez donc pas

    Se cache pour vous faire peur Quand vous ne la cherchez pas.


    votre commentaire
  • Avoir le bon mot est à juste titre

    Le talent de l’impro mais sans faire le pitre

    Garder les pieds sur terre pour s’élever plus haut

    Toucher l’atmosphère qui fait rimer le stylo

     

    L’encre qui en coule s’étale sur le papier

    Et les idées déboulent sans les arrêter

    L’exercice est trivial c’est comme une poursuite

    Coller à son rival les mots s’enchaînent vite.

     

    L’encre tache parfois et nettoie le cerveau

    La mine glisse des doigts et s’étale en gros mots

    Le moulin à parole doit maitriser le flot

    Les expressions s’affolent et se jettent à l’eau

     

    Plaire ou déplaire le préfixe me juge.

    Tu ne peux que te taire, assister au déluge.

    J’ai le palais qui sue pleins de phrasés loquasses

    Insultants qui te tuent te terrassent à voix basse.

     

    Le hasard fait bien les choses trop tard tu es visé

    Mes palabres je dose et je lâche mon phrasé.

    Ta tête rouge écarlate et les autres rient

    Quand bien même je m’épate à sortir mes conneries.

     

    Maitre en joute verbale mon métier plus tard

    Mais ça ne paie que dalle même pas un dollar

    Je me paie juste ta tête rien sur le physique

    Ça serait trop bête évident mais comique.

     

    Je dédie tout mes vers à ceux qui se la pètent

    «  Car comme dirait voltaire tu crois c’est la fête »

    Ya ceux qui connaissent rien et donnent des leçons

    Ils mettent leurs trente et un, se retrouvent en caleçon.

     

    Castré de tes répliques, mutilé de paroles

    Mon sens de rhétorique cloue ton séant au sol.

    La discussion s’anime le ton monte d’un cran

    Ta répartie un mime des gestes dans le vent.

     

    Le langage parlé n’est pas du tout complexe

    Faut tout d’abord écouter et avoir un cortex

    Si le cerveau est vide c’est bien normal pour toi

    Fallait bien te finir mais ce n’est pas ton cas.


    votre commentaire
  • Elle avait les cheveux noirs,  J’aurais dut m’en méfier,

    Elle avait les cheveux noirs,  Elle m’avait envouté.

    Elle avait les cheveux noirs,  Son corps m’aspirait,

    Elle avait les cheveux noirs,  Ses bras m’ont emporté.

     

    Ses caresses dénuées de sens,

    Ses murmures disent ce que je pense.

    Son touché affleure ma peau

    Son langage contrôle mes mots.

     

    Elle avait les cheveux noirs  Elle me prend par la main

    Elle avait les cheveux noirs  Elle m’indique le chemin

     

    Sans geste ni retenue

    Je la suis

    Sans geste ni retenue

    Dans l’ombre inconnue et infinie

     

    Ses paroles me réconfortent

    Ses paroles m’apaisent

    Tant que ce qui vit

    Se calme et se taise

     

    Elle avait les cheveux noirs,  J’aurais dut m’en méfier,

    Elle avait les cheveux noirs,  Elle m’avait envouté.

     

    Un étrange sentiment

    Envahit mon esprit

    Mon souffle en est coupé

    Je la vois elle me sourit

     

    Mes yeux se ferment enfin

    Je m’abandonne à elle

    Dans ce noir couloir je m’éteins

    Ma mort était bien belle.

     

    Elle avait les cheveux noirs, J’aurais dut m’en méfier,

    Elle avait les cheveux noirs, Elle m’avait envouté.


    votre commentaire
  • la terre se vide de cette âme pure

    le cœur aride de ces murmures

    la main qui tremble de dire adieu

    et droit vers lui elle monte aux cieux

     

    Manque de sève les fleures se fanent

    Loin du rêve, l'esprit se désarme

    petit à petit et à bout de force

    cet arbre se replie faible dans son écorce

     

    les graines semées poussent à leur tour

    car souvent arrosés de tout son amour

    quand un être cher s'envole sans retour

    Il laisse cette lumière qui nous guide le jour

     

    garder à l'esprit ce qu'il nous a  inculqué

    Garder tout ces cris même s'il va nous manquer

    Le chemin de la sagesse est long et dangereux

    La vie a une faiblesse car elle fait un envieux

     

    quoi de plus lourd que ces mots

    portés par cette plume

    ceux qui l'ouissent tombent de haut

    assommés par cette enclume.

     

    Les mots coulent à flots tant il y a de choses à dire

    Les mots font défaut tant ils sont durs à décrire.

    Les mots se pèsent car ils sont lourds de sens

    Les mots allègent aussi les troubles de la conscience

     

    Les mots qui blessent et tuent l’âme

    Les mots peuvent être la plus puissante des armes

    Armés de mes paroles je tue les mal entendus

    Mais en attendant c’est le silence qui tue


    votre commentaire
  •  

    Travail d’usine, travail de front;

    Part en bataille, le dos broyé

    Taf en cuisine, les rides au front;

    Trouvez la faille, c’est la pitié

     

    Douze heures par jour, et des heures sup;

    Suffiront juste pour le loyer

    Ce long parcours est il bien juste;

    Ou juste assez pour nous noyer ?

     

    Les années passent et se ressemblent;

    Sauf que mes yeux se sont ouverts

    Cette vision fausse fait que je tremble;

    Frappe à ma porte, rentre en enfer.

     

    Dis pas de bêtises reste à l’école

    L’argent mon fils vient et s’envole

    Dis pas de bêtises reste à l’école

    La vie est dure sauvage et folle.

     

    Y’a pas de raisons que le taf tue;

    De toute cette merde je suis repue

    La maille y’en faut et y’en aura;

    Je vous en foutrai pleins les bras

     

    En sac en vrac et pleins les poches;

    La came, la blanche, un peu de Teuch

    De gramme en gramme l’argent défile;

    Je saute une gamme la vie facile.

     

    Papa furieux mais ne dit rien;

    Maman s’accroche et veux mon bien.

    Cassée lassée de tous ces maux;

    Son cœur s’effrite baisse son véto.

     

    Ma vie bascule même mes darons;

    Ce gout amer nous reste au fond.

    Que dieu préserve mes deux parents;

    De cette douleur et pour longtemps.

     

    Demain j’raccroche, c’est bien fini;

    Maison voiture et Miami

    Potes en Galère je laisse ces frères;

    Qui grâce à moi quittent la misère.

     

    Coup de folie, de jalousie;

    Me lâche aux flics sans un souci.

    Les flics m’embarquent,

    Fiers comme des coqs

    Ces Keufs qui frappent A la matraque.

     

    Ma gueule est pote avec leur pompe;

    Fait que chaque cri, approche ma tombe.

    Quel sacrifice sera le bon,

    Trouver la merde j’en ai le don.


    votre commentaire